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AIRPARIF dispose de 68 stations : 50 stations automatiques permanentes et 18 stations temporaires à proximité du trafic. Elles sont réparties sur un rayon de 100 km autour de Paris et elles mesurent la qualité de l'air respiré par la population (plus de 11 millions d'habitants dans toute la région). Si vous voulez connaître l'état actuel du réseau, voici l'évolution du réseau.

Il existe en Ile-de-France deux grands types de stations de mesure dont les emplacements sont définis selon des préoccupations de santé publique :
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Les stations de fond, éloignées des voies de circulation, qui mesurent la qualité de l'air ambiant |
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Les stations à proximité du trafic |
Ces stations permettent d'évaluer l'exposition de la population. Il existe en complément une station d'observation située en haut de la tour Eiffel. Cet outil n'est utilisé qu'à des fins de recherche.
Le nombre de stations est défini par la réglementation selon les niveaux de pollution et le nombre de personnes potentiellement exposées. Le réseau de surveillance à partir de stations de mesure est complété par des outils de modélisation et des campagnes de mesure. C'est l'utilisation conjointe et complémentaire de ces trois outils qui permet de surveiller la qualité de l'air.
Les 41 stations de fond mesurent la qualité de l'air ambiant, loin de toute source de pollution. Elles sont éloignées du trafic routier et sont ainsi représentatives de la pollution générale du secteur géographique alentour. C'est en quelque sorte la pollution à laquelle on ne peut échapper et à laquelle la population est soumise jour et nuit quelle que soit son activité au cours de la journée.
Parmi ces stations, on distingue les stations urbaines, situées dans l'agglomération parisienne, avec une densité de population minimum de 4 000 habitants par km2 dans un rayon de 1km autour de la station, et les stations périurbaines qui sont sous l'influence directe de l'agglomération parisienne. Ces stations mesurent en priorité les oxydes d'azote, l'ozone, les particules et le dioxyde de soufre.
Il existe une troisième sorte de station de fond : les stations rurales régionales. Elles sont installées à 50 km en moyenne de l'agglomération parisienne et elles permettent de suivre les phénomènes de transfert de pollution par l'action du vent. Elles mesurent surtout l'impact des polluants secondaires comme l'ozone ou les particules qui sont créés par réactions chimiques à partir d'autres polluants émis directement dans l'atmosphère.
Les stations trafic sont situées au plus près des voies de circulation, sur le trottoir, à deux ou trois mètres des pots d'échappement. Elles permettent d'évaluer le risque maximal d'exposition du public en situation de proximité au trafic routier. Cette exposition est en général de courte durée mais les niveaux de pollution sont élevés. Les polluants surveillés sont ceux d'origine automobile : oxydes d'azote, monoxyde de carbone, poussières en suspension, hydrocarbures...
8 stations trafic situées dans l'agglomération sont équipées d'appareils automatiques, les résultats sont donnés tous les quarts d'heure. Ce réseau est renforcé depuis 2007 par 18 autres stations temporaires, équipées de moyens de mesure manuels (tubes chimiques).
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