|
La maîtrise des données
Chaque jour, en provenance directe des têtes de prélèvement, 16 000 nouvelles données de pollution convergent vers lordinateur central dAIRPARIF, près de 6 millions par an.
Pour maîtriser ce flot ininterrompu dinformations, il faut simplifier, classifier les données afin de discerner les données moyennes des données de pointes et les comparer aux normes en vigueur.

Lair est aspiré à lextérieur de la station de mesure, au niveau dune tête de prélèvement, à laide dune pompe. Il est ensuite acheminé par des tubes en téflon vers différents analyseurs
(un analyseur par polluant mesuré).
La concentration de polluants dans lair ambiant est estimée par lanalyseur en sappuyant principalement sur les caractéristiques optiques ou sur les propriétés physiques de ces polluants (par exemple la fluorescence du dioxyde de soufre à lultraviolet, ou labsorption de linfra-rouge par le monoxyde de carbone).
Puis chaque analyseur automatique délivre en continu un signal électrique proportionnel à la mesure du polluant qu'il effectue.
Les signaux électriques sont alors convertis en données numériques par un micro-ordinateur. Chaque quart dheure celui-ci établit pour tous les analyseurs des moyennes à partir des mesures effectuées en continu. Cet ordinateur permet aussi de réaliser des contrôles de calibrage à distance, cest-à-dire de vérifier quen labsence de polluant dans lanalyseur on lit une concentration nulle et quen présence dune concentration connue de polluant la bonne valeur de concentration saffiche.
Les données sont ensuite transmises, par ligne téléphonique, toutes les six heures, à lordinateur central dAIRPARIF.
La ligne téléphonique permet ainsi de faire le lien entre chaque station du réseau et le poste central. Ce dernier peut appeler simultanément 12 stations et récupérer toutes les données de pollution du réseau en moins dun quart dheure.
Les moyennes calculées chaque quart dheure, à partir des mesures des stations, sont réunies dans lordinateur central qui les stocke dans une base de données. Des moyennes pour chaque heure et pour chaque jour sont alors calculées à partir de ces " données quart dheure ". Mais, pour que ces nouvelles données soient fiables, des conditions de calcul sont fixées dans lordinateur : il faut 75% de données quart-horaires valides pour avoir une donnée horaire et 75% de données horaires pour avoir une donnée journalière.
Toutes ces données disponibles sont ensuite exploitées par les techniciens et ingénieurs dAIRPARIF qui établissent des moyennes sur 8 heures, sur un mois, sur un an ; dautres calculs traduisent la notion de pollution moyenne ou la notion de pointe. Les données permettent des comparaisons avec les critères de qualité de lair établis par les Directives Européennes ou les recommandations de lOrganisation Mondiale de la Santé.
Chaque jour, les données horaires permettent de calculer lindice de qualité de lair ATMO diffusé, entre autres, sur le site Internet d'AIRPARIF.
Lorsquun épisode de pollution devient probable, lordinateur récupère systématiquement les données de chaque station du réseau dalerte tous les quarts dheure (au lieu de toutes les six heures). Lordinateur central calcule alors des moyennes horaires tous les quarts dheure, données qui permettent de déclencher "la procédure dalerte et dinformation du public" dès que les seuils réglementaires sont dépassés.
|