Questions/Réponses

AIRPARIF
Qui sommes nous ?
Quelques données générales sur la pollution atmosphérique
Qu’est ce que la pollution de l’air ?
Quelles sont les principales sources de pollution en Ile-de-France ?
Quel dispositif de surveillance de la qualité de l’air en France ?
Comment surveille-t-on la qualité de l’air en Ile-de-France ?
Quelle est la situation de Paris par rapport à d’autres capitales Européennes en matière de pollution atmosphérique ?
Qu’est ce que l’Indice ATMO ?
La pollution reste-t-elle localisée là où elle a été émise ?
Le "bon" et le "mauvais" ozone : quel rapport avec le trou dans la couche d’ozone ?
Comment se forme l’ozone que nous respirons ?
L’ozone et le smog photochimique, c’est la même chose ?
Quel a été l’effet de la circulation alternée lorsque cette mesure a été mise en place le 1er octobre 1997 suite au dépassement du niveau d’alerte la veille pour le dioxyde d’azote ?
La pollution atmosphérique et la santé
En quoi la pollution de l’air nuit-elle à notre santé ?
Quelles sont les personnes les plus fragiles face à la pollution atmosphérique ?
L'ozone sous toutes ses coutures
Comment se forme l'ozone que nous respirons ?
Quels sont les effets de l'ozone ?
Qu'est ce que je peux faire pour me protéger lors d'épisode de pollution à l'ozone ?
A quoi sont dus les épisodes de pollution à l'ozone observé en Ile-de-France ?
Quelle est la fréquence des épisodes de pollution à l'ozone ?
Qu'appelle-t-on "un épisode de pollution" et que fait-on dans cette situation ?
Quelle efficacité de la limitation de vitesse en cas d'épisode de pollution ?
Quelle est l'évolution de la pollution à l'ozone en Ile-de-France ?
Quel rapport avec le trou dans la couche d'ozone ?
L'ozone et le smog photochimique, c'est la même chose ?
La canicule de 2003 ?
Au quotidien comment est-ce que je peux agir pour limiter ma contribution à cette pollution ?
Les épisodes de pollution
Comment se définit un épisode de pollution et que fait-on dans cette situation ?
Quelles sont les conditions qui conduisent à des épisodes de pollution ?
A quel moment de la journée se produisent les épisodes de pollution ?
Quelles sont les zones de l'Ile-de-France touchées par les épisodes de pollution ?
Les épisodes de pollution sont-ils fréquents en Ile-de-France ?
Quand met-on en place la circulation alternée ?
Quelles ont été les concentrations records enregistrées en Ile-de-France ?
Exposition à la pollution atmosphérique
Comment limiter son exposition en cas de pic de pollution ?
Pourquoi vaut-il mieux éviter les activités physiques importantes en cas d’épisode de pollution ?
Le long d’un grand axe de circulation, où suis-je le plus exposé à la pollution ?
Où et quant vaut-il mieux éviter de faire son footing ?
Quelle est l’efficacité des masques pour se protéger de la pollution ?




AIRPARIF

AIRPARIF qui sommes nous ?

AIRPARIF surveille la qualité de l’air Ile-de-France depuis 1979. C’est une association de type loi 1901 à but non lucratif, agréée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.

Conformément à la loi sur l’air du 30 décembre 1996, les missions d’AIRPARIF répondent à une exigence réglementaire et se déclinent en 4 fonctions principales :

Surveiller la qualité de l’air, AIRPARIF mesure en permanence la qualité de l’air et contribue à l’évaluation des risques sanitaires et des effets sur l’environnement et le bâti. Ce sont ainsi près de 16 000 données de pollution par jour, et 6 millions par an (en provenance des 45 stations de mesure disposées sur l’ensemble de l’Ile-de-France et des campagnes de mesure ponctuelles) qui sont analysées

Prévoir les épisodes de pollution, pour que des mesures de réduction des émissions et de limitation de l’exposition des personnes les plus sensibles puissent être mises en œuvre à temps par les autorités

Évaluer l’impact des mesures de réduction des émissions, grâce notament au développement d’outils de modélisation qui permettent à AIRPARIF d’estimer l’efficacité d’une action envisagée vis-à-vis de la qualité de l’air

Informer les autorités, les citoyens et les médias au quotidien et lors d'un épisode de pollution


La loi sur l’Air du 30 décembre 1996 définit également la structure du conseil d’administration des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air, dont fait partie AIRPARIF. AIRPARIF regroupe ainsi au sein de son conseil d’administration quatre collèges qui réunissent les différents acteurs impliqués dans les problèmes de pollution de l’air :

Des représentants de l’Etat,

Des collectivités territoriales d'Ile-de-France,

Des représentants des diverses activités contribuant à l’émission des substances surveillées,

Des associations agréées de protection de l’environnement et des personnalités qualifiées,


Pour en savoir plus : Une pluralité qui assure l'indépendance

AIRPARIF en quelques chiffres:

Nombre de stations automatiques de mesure : environ 45
Nombre d'appareils de mesure : prés de 110
Budget annuel de fonctionnement : environ 5 Millions d'Euros
Personnel : Globalement c'est près d'une cinquantaine de personnes qui travaillent à la surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France (cinq personnes au début des années 80, quinze au début des années 1990)


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Quelques données générales sur la pollution atmosphérique
Qu’est ce que la pollution de l’air ?

Notre atmosphère se compose à 78% d’azote, à 21% d’oxygène et à 1% de gaz dits rares (argon, néon et hélium, notamment). A ces gaz s’ajoutent d’autres composées (gaz et particules) considérés comme des polluants lorsqu’ils présentent une gêne ou un risque pour la santé et l’environnement.

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Quelles sont les principales sources de pollution en Ile-de-France ?

En Ile-de-France, la pollution est principalement liée aux activités de transport. Le transport routier apparaît ainsi comme le secteur prépondérant dans les émissions de monoxyde de carbone (CO), d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines (PM10), avec des contributions respectives de 76.9% des émissions dues à cette activité en Ile-de-France pour le CO, 52.2% pour les NOx et 36.2% pour les PM10. Il intervient par ailleurs en deuxième position (28.6%) derrière le secteur des utilisations industrielles, tertiaires et domestiques de solvants (41.4%) pour les émissions de composés organiques volatils (COV, hydrocarbures précurseurs d’ozone). Pour les émissions de CO2, c'est le secteur du chauffage résidentiel et tertiaire qui prédomine avec une contribution de 44.5%, les secteurs des transports n'intervenant qu'à hauteur de 28%. Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) sont largement dominées par les secteurs liés à la combustion avec des contributions équivalentes (40% environ) pour la combustion liée aux industries de l’énergie et la combustion hors industrie. Les émissions d'ammoniaque sont dominées par le secteur de l'agriculture (74.5%) et celles de méthane sont essentiellement le fait de rejets dans l’atmosphère en provenance des décharges (secteur du traitement et de l'élimination des déchets, 84%).

Les transports et les activités de combustion industrielles et tertiaires, en particulier le chauffage, sont donc les principales activités responsables des émissions d’oxydes d’azote. Ces activités étant essentiellement concentrées sur le cœur de l’agglomération parisienne, les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et surtout Paris sont ainsi les zones les plus exposées à ce polluant en Ile-de-France, ainsi que les grands axes de circulation.

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Quel dispositif de surveillance de la qualité de l’air en France ?

Conformément à la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (LAURE) de 1996 , la surveillance de la qualité de l’air est assurée par des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), comme AIRPARIF en Ile-de-France. Elles sont au nombre de 40 et regroupées au sein de la fédération ATMO.

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Comment surveille-t-on la qualité de l’air en Ile-de-France ?

La surveillance de la qualité de l’air mise en œuvre par AIRPARIF s’effectue grâce à l’utilisation complémentaire de trois outils :

environ 45 stations de mesures réparties dans toute la région Ile-de-France qui analysent la qualité de l’air 24h sur 24
des campagnes de mesure intensives
des outils de modélisation

Leur combinaison permet de prévoir la qualité de l’air, de réaliser des cartes de pollution et d’évaluer l’impact de mesures de réduction des émissions à plus ou moins long terme.
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Quelle est la situation de Paris par rapport à d’autres capitales Européennes en matière de pollution atmosphérique ?

Les niveaux de pollution atmosphérique mesurés à Londres et à Paris sont très voisins, la taille de ces deux agglomération étant très similaire ainsi que les conditions météorologiques auxquelles elles sont soumises.

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Qu’est ce que l’Indice ATMO ?

L’indice Atmo et son mode de calcul est défini par une réglementation nationale pour toutes les grandes agglomérations de plus de 100 000 habitants. C’est un indicateur synthétique qui décrit la qualité de l’air de l’agglomération de Paris par un chiffre variant de 1 (très bon) à 10 (très mauvais). Cet indice est déterminé à partir des niveaux de pollution mesurés au cours de la journée par les stations de fond de l’agglomération et prend en compte quatre polluants atmosphériques, traceurs des activités de transport, urbaines et industrielles : le dioxyde de soufre, les particules fines, le dioxyde d'azote et l'ozone. Pour chaque polluant un sous-indice est calculé et c’est le sous-indice le plus mauvais qui est retenu pour caractériser la qualité de l'air générale de la journée considérée.

Pour en savoir plus : ATMO : un chiffre pour tout savoir

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La pollution reste-t-elle localisée là où elle a été émise ?

Le panache de pollution produit par l’agglomération parisienne peut s’étendre sur plus de 50 km pour les oxydes d’azote et sur plusieurs centaines de kilomètres pour l’ozone.

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Le "bon" et le "mauvais" ozone : quel rapport avec le trou dans la couche d’ozone ?

A très haute altitude dans l’atmosphère, l’ozone a un rôle protecteur. En effet, la couche d’ozone située à plus de 30km du sol dans la stratosphère, rend la vie possible sur Terre en filtrant les rayons ultraviolets nocifs du soleil. C’est le bon ozone. Certains polluants produits par les activités humaines peuvent le détruire provoquant ainsi le trou dans la couche d’ozone.

Par contre, dans la troposphère, c’est à dire la basse atmosphère (troposphère) où l’on vit et l'on respire, l’ozone est également présent naturellement mais en faible quantité. Lorsque sa concentration augmente, il joue alors le rôle d’un polluant, et peut avoir des effets néfastes sur la santé de l’homme, sur les végétaux et les matériaux. C’est le mauvais ozone. Lors des épisodes de pollution en période estivale, les niveaux de ce polluant augmentent jusqu’à atteindre et dépasser le niveau d’information de la procédure d’information et d’alerte. De plus, contrairement au "bon ozone" qui se forme naturellement en altitude, ce "mauvais ozone" ne protège pas des rayons ultraviolets du soleil et il ne se déplace jusque dans la haute atmosphère que de façon très limitée.

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Comment se forme l’ozone que nous respirons ?

L’ozone est un polluant dit "secondaire" car il n’est pas émis directement par une activité. Il se forme à partir d’autres polluants tels que les oxydes d’azote (émis par les transports, les centrales thermiques et le chauffage) et de composés appelés composés organiques volatils (hydrocarbures que l’on trouve principalement dans l’essence, les peintures, les colles, les solvants et les détachants d’usages domestiques et industriels) sous l’action du rayonnement solaire et par vent faible (un vent fort aurait permis sa dispersion). C’est pourquoi on dit également que c’est un polluant "photochimique", qui pose donc problème en été, en période d’ensoleillement intense.

La formation des polluants secondaires, tels que ceux que l’on trouve dans le "smog photochimique", nécessite un certain temps durant lequel les masses d’air se déplacent sous l’influence des vents dominants. Ce qui explique pourquoi les pointes de polluants secondaires, tels que l’ozone, concernent des territoires plus étendus que les pointes de polluants primaires, directement émis dans l’atmosphère. Les zones rurales autour de la région parisienne, sous le vent de l’agglomération, enregistrent ainsi des niveaux d’ozone plus élevés qu’à Paris.

L’ozone est un polluant qui voyage et qui présente de ce fait plutôt une problématique régionale que locale. En effet, comme la pollution issue de l’agglomération influence les zones rurales alentours, l’agglomération peut elle même subir d’importants phénomènes d’importation d’ozone en provenance d’autres régions, voire d’autres pays, notamment d’Europe du Nord et de l’Est. La pollution en ozone importée s’ajoute alors à celle produite localement. Inversement, si l’on importe de l’ozone en provenance d’autres régions et pays, le panache d’ozone de la région Ile-de-France est également exporté vers les régions avoisinantes.
L’ozone a été mesuré à Paris pour la première fois dès la fin du 19éme siècle. Ses niveaux sont en augmentation constante à l’échelle de tout l’hémisphère nord où ils ont été multipliés par 5 en un siècle.

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L’ozone et le smog photochimique, c’est la même chose ?

Le terme "smog" est un amalgame des termes anglais smoke (fumée) et fog (brouillard). Le smog photochimique est un brouillard brunâtre et oxydant qui résulte d’un mélange de particules et de gaz (ozone, PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones, etc.) produits par l’action des rayons du soleil sur certains polluants (oxydes d’azote et hydrocarbures) et dont l'ozone est l’élément principal.
Certaines grandes agglomérations sont bien connues pour leur "smog" photochimique intense : Los Angeles, Athènes, Mexico, ...

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Quel a été l’effet de la circulation alternée lorsque cette mesure a été mise en place le 1er octobre 1997 suite au dépassement du niveau d’alerte la veille pour le dioxyde d’azote ?

La mise en œuvre de cette mesure a globalement permis de diminuer de 20 % les émissions de polluants atmosphériques. Pour en savoir plus : Étude de l'efficacité de la mesure de la circulation alternée : reconstitution de l'épisode du 30 septembre 1997.

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La pollution atmosphérique et la santé
En quoi la pollution de l’air nuit-elle à notre santé ?

L’impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l’air, de la durée d’exposition, et de l’importance des efforts physiques que nous réalisons. La pollution atmosphérique peut être à l’origine de la survenue de symptômes tels que gêne respiratoire, toux, maux de gorge, maux de tête, irritation des yeux. Elle peut déclencher des crises d’asthme chez les asthmatiques ou diminuer la capacité respiratoire chez l’enfant. Elle peut également déclencher des problèmes cardio-vasculaires, tels que l’infarctus du myocarde et, dans une moindre mesure, l’angine de poitrine ou les troubles du rythme cardiaque. Dans certains cas, elle peut conduire à la survenue prématurée de décès. On connaît moins bien les effets de la pollution à long terme (10-20 ans). Les études épidémiologiques disponibles à ce jour, conduites principalement en Amérique du nord, montrent que l'exposition chronique à des niveaux de pollution atmosphérique élevés est associé à une augmentation faible mais significative du risque de décès, notamment par cancer du poumon. (Source ORS)

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Quelles sont les personnes les plus fragiles face à la pollution atmosphérique ?

Les enfants, car leurs poumons continuent de se former jusqu’à l’âge de 8 ans
Les femmes enceintes, qui transmettent une partie des polluants respirés à leur enfants
Les personnes âgées, car la capacité respiratoire diminue dès l’âge de 30 ans
Les asthmatiques, que leur maladie rend plus sensibles au pouvoir irritant des polluants
Les insuffisants respiratoires et cardiaques, dont la santé est déjà fragilisée
Les fumeurs, dont l’appareil respiratoire est déjà irrité par l’usage du tabac
(source : Plan Régional de la Qualité de l’Air)
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Les épisodes de pollution
Comment se définit un épisode de pollution et que fait-on dans cette situation ?

En Ile-de-France, un arrêté interpréfectoral définit les conditions d’information et d’alerte en cas d’épisode de pollution ainsi que les mesures à mettre en œuvre dans cette situation L'Ile-de-France a d’ailleurs été une des premières régions à se doter, dès 1994, d’une telle procédure d'information et d'alerte du public (modifiée et renforcée par l'arrêté interpréfectoral du 24 juin 1999, conformément aux dispositions de la loi sur l'air du 30 décembre 1996 et de ses décrets d'application, puis révisée par l'arrêté interpréfectoral du 12 juillet 2002, du 12 juillet 2005 et du 3 décembre 2007).

Cette procédure concerne la région Ile-de-France dans son ensemble et elle s'applique à 4 polluants :
le dioxyde de soufre (SO2)
le dioxyde d'azote (NO2)
l'ozone (O3)
et les particules (PM10)

Elle comporte deux seuils de gravité croissante, qui définissent à partir de quelles concentrations on considère que l’on est confronté a un épisode de pollution :

Un seuil d’information : Ce premier des deux niveaux de la procédure d’information et d’alerte correspond à un niveau de concentration d'un polluant dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée a des effets limités et transitoires sur la santé des catégories de la population particulièrement sensibles (enfants, personnes âgées, asthmatiques et insuffisants respiratoires chroniques).
Il comprend des actions d'information de la population, des recommandations sanitaires aux catégories de la population les plus concernées, ainsi que des recommandations et des mesures visant à réduire certaines des émissions polluantes mises en application par les autorités. Ces mesures concernent essentiellement le renforcement des contrôles antipollution et de vitesse, ainsi que la vérification des contrôles techniques obligatoires et les recommandations faites aux automobilistes de réduire leur vitesse de 20km/h sur certaines voies. Des mesures tarifaires pour le stationnement résidentiel sont également mises en œuvre par certaines municipalités lorsque ce seuil est atteint.
Un seuil d’alerte : Ce deuxième niveau correspond à un niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l’environnement.
Pour l'ozone, 3 seuils d'alerte ont été définis, déclenchant l'activation ou le renforcement de certaines mesures selon la gravité de l'épisode.
Pour l'ozone, le dioxyde d'azote et le dioxyde de soufre : en plus des actions prévues au niveau d'information et de recommandation, les mesures de réduction des émissions de polluants associées à ce seuil prévoient entre autres : une réduction des vitesses obligatoire sur certaines voies, une immobilisation de 10% des véhicules du parc des administrations et des services publics, l’interdiction de la circulation de transit des poids lourds et la mise en œuvre de la circulation alternée (pour le SO2 et le NO2, et selon les seuils d'alerte pour l'O3).

La procédure peut être déclenchée :

sur prévision, en cas de risque de dépassement d'un de ces seuils,
ou sur constat de ce dépassement.
Pour l'ozone, le dioxyde d'azote et le dioxyde de soufre, le dépassement de seuil doit être constaté sur 3 stations dont une de fond.
Pour les particules, deux stations de fond sont nécessaires.

Seuils de déclenchement des niveaux d'information et d'alerte du public
en cas d'épisode de pollution en Ile-de-France pour les 4 polluants concernés

Dioxyde d'azote
NO2
Ozone
O3
Dioxyde de soufre
SO2
Particules
PM10
Niveau d'information
et de recommandation
200 µg/m3 * 180 µg/m3 * 300 µg/m3 *
      80 µg/m3
en moyenne sur 24 heures écoulées (de 8h du matin la veille à 8h du matin le jour même et de 14h la veille à 14h le jour même)
Niveau d'alerte
400 µg/m3 *
ou
200 µg/m3
*

Si la procédure d'information et de recommandation a été déclenchée la veille et le jour même et si les prévisions font craindre un nouveau risque de déclenchement pour le lendemain.

1er seuil :
240 µg/m3
(dépassé pendant
3 heures consécutives)

2e seuil :
300 µg/m3
(dépassé pendant
3 heures consécutives)

3e seuil :
360 µg/m3 *

      500 µg/m3
(dépassé pendant
3 heures consécutives)
      125 µg/m3
en moyenne sur 24 heures écoulées (de 8h du matin la veille à 8h du matin le jour même et de 14h la veille à 14h le jour même)
* niveaux horaires

Le rôle d’AIRPARIF au sein de cette procédure est de prévoir et de détecter les dépassements de ces seuils puis d’en informer les autorités responsables de la mise en place des mesures de réduction des émissions. Pour un dépassement du niveau d'information, AIRPARIF informe également le public et les médias, ainsi que les organismes et les industriels concernés par cette procédure. C'est le préfet qui assure cette communication en cas de dépassement du niveau d'alerte.
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Quelles sont les conditions qui conduisent à des épisodes de pollution ?

Les conditions météorologiques qui donnent lieu à des épisodes de pollution à l’ozone ou au dioxyde d’azote ne sont pas les mêmes :

pour le dioxyde d’azote, les épisodes de pollution sont observés en absence de vent et lorsqu’il y a des inversions de températures combinés avec des émissions plus importantes de polluant, notamment lors des pics de trafic du matin et du soir ;
Pour l’ozone, un fort ensoleillement et des températures élevées associés à des vents faibles, d’origine continentale, conduisent à des niveaux de pollution plus élevés pour ce polluant. D’autre part, en cas d’épisode de pollution à l’ozone, près de 60% des concentrations mesurées en Ile-de-France proviennent d’importation de ce polluant en provenance d’autres pays ou d’autres régions.
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A quel moment de la journée se produisent les épisodes de pollution ?

Pour l’ozone, les pics de pollution s’observent en général en cours ou en fin d’après-midi, lorsque les conditions de température et d’ensoleillement sont les plus favorables à sa formation ;
Pour le dioxyde d’azote, ces épisodes ont généralement lieu en cours de matinée ou le soir, notamment lors des pointes de trafic.
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Quelles sont les zones de l'Ile-de-France touchées par les épisodes de pollution ?

Selon le polluant impliqué, la zone de l'Ile-de-France touchée par l'épisode de pollution pourra être différente :
Pour le dioxyde d'azote, les épisodes de pollution concernent l'agglomération parisienne (Paris et la Petite Couronne) ;
Pour l'ozone, les zones rurales sont d'avantage touchées pour les épisodes de pollution dus à ce polluant compte tenu de son processus de formation.

En résumé
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Les épisodes de pollution sont-ils fréquents en Ile-de-France ?

En moyenne, AIRPARIF enregistre une quinzaine de dépassements du niveau d’information par an, le nombre d’épisodes de pollution observés annuellement dépendant fortement des conditions météorologiques.
Le dernier déclenchement du niveau d’alerte date de 1997 pour le dioxyde d’azote et ce niveau n’a jamais été atteint pour l’ozone (archives épisodes de pollution).
Compte tenu d’une météorologie exceptionnelle tout au long de l’année, 2003 a connu un nombre record d’épisodes de pollution : 61 dépassements du niveau d’information, toute zone et tout polluant confondus. (voir AIRPARIF actualité N°22 : Bilan 2003)

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Quand met-on en place la circulation alternée ?

La circulation alternée est prévue en cas de dépassement du niveau d’alerte pour le SO2 et le NO2 et du 3e seuil d'alerte pour l'O3. Elle n’a été mise en place qu’une seule fois le 30 septembre 1997 lors du déclenchement de ce niveau pour le dioxyde d’azote.
Pour en savoir plus : Étude de l'efficacité de la mesure de la circulation alternée : reconstitution de l'épisode du 30 septembre 1997.

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Quelles ont été les concentrations records enregistrées en Ile-de-France ?

Les concentrations maximales enregistrées en Ile-de-France ont été :

pour le dioxyde d’azote, de 519 µg/m3 sur les Champs-Elysées, le 11 avril 1991 à 19h
pour l’ozone, de 340 µg/m3 à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), le 11 août 1998 à 16h
pour les particules fines, de 429 µg/m3 à la station de la porte d’Auteuil du boulevard périphérique, le 30 mars 1998 à 13h
pour le dioxyde de soufre, de 791 µg/m3 à Gargenville (Yvelines), le 15 janvier 1991 à 12h
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Exposition à la pollution atmosphérique
Comment limiter son exposition en cas de pic de pollution ?

En cas d’épisode de pollution, il est recommandé :

d’éviter les efforts physiques soutenus en plein air (endurance)
de suivre scrupuleusement son traitement (asthmatiques, cardiaques…) et de ne pas hésiter à consulter son médecin ou son pharmacien
de ne pas modifier ses pratiques habituelles d’aération et de ventilation de son habitation mais de préférer les heures fraîches de la journée (tôt le matin ou en soirée) pour le faire
d’éviter d’aggraver les effets de la pollution par des facteurs irritants (tabac, utilisation de peinture, solvants, colles…)
dans les mesure du possible, d’éviter d’utiliser son véhicule

En cas d’épisode de pollution dû à l’ozone, il est préférable de limiter ses sorties durant les heures les plus chaudes de la journée, lorsque les concentrations de ce polluant sont les plus élevées. (source : Plan Régional de la Qualité de l’Air)
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Pourquoi vaut-il mieux éviter les activités physiques importantes en cas d’épisode de pollution ?

La quantité d’air que nous respirons est d’autant plus importante que l’on pratique une activité physique intensive. Ainsi, un individu qui marche inhale 15 litres d’air par minute, 40 litres s’il monte un escalier et jusqu’à 100 litres pour des activités d’endurance. Si cet air est pollué, la quantité de pollution inhalée sera donc plus importante.

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Le long d’un grand axe de circulation, où suis-je le plus exposé à la pollution ?

Une étude menée par le laboratoire d’Hygiène de la Ville de Paris (LHVP) a montré qu’entre un automobiliste, un cycliste et un piéton, c’était dans son véhicule que l’on était le plus exposé à la pollution.

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Où et quant vaut-il mieux éviter de faire son footing ?

Mieux vaut s’abstenir de toute pratique d’exercices physiques pendant les heures de pointe, à proximité d’un axe routier (concentrations les plus importantes de dioxyde d’azote) et, en été, au moment de la journée où il fait le plus chaud (concentrations maximales d’ozone).

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Quelle est l’efficacité des masques pour se protéger de la pollution ?

Seuls les masques avec filtres à charbon peuvent avoir une certaine efficacité mais ils n’arrêtent pas les particules fines (qui sont susceptibles de pénétrer le plus profondément dans l’appareil respiratoire) ni de nombreux gaz. Les masques chirurgicaux ou les foulards n’arrêtent eux que les plus grosses particules qui sont également filtrées par le nez. (source : Plan Régional de la Qualité de l’Air)

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Que puis-je faire au quotidien pour améliorer la qualité de l’air ?

Préférer les transports en commun, le vélo ou la marche, c’est préserver sa santé et agir pour la qualité de l’air

Au volant, adopter une conduite calme. Éviter les freinages et accélérations brusques, qui multiplient l’émission de polluants

Faire effectuer régulièrement le contrôle antipollution de son véhicule, surtout s’il est ancien

Pratiquer autant que possible le covoiturage

Laisser le moins possible le moteur tourner au ralenti

Éviter de faire le plein aux heures chaudes de la journée, pour limiter les vapeurs d’essence

(source : Plan Régional de la Qualité de l’Air)
pour télécharger les petits gestes au quotidien
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