D'un jour à l'autre, la pollution de l'air ambiant peut varier énormément (concentrations 5 à 20 fois supérieures à la moyenne). Ces variations s'expliquent en partie par la variabilité des émissions atmosphériques mais surtout par la complexité des phénomènes météorologiques qui contrôlent la dispersion des polluants ou au contraire leur accumulation. Prévoir la qualité de l'air est donc un exercice difficile puisqu'il doit prendre en compte l'ensemble de ces facteurs. Ainsi, vent et pluie favorisent la dispersion, le brassage et le lessivage des polluants. En revanche, les situations anticycloniques persistantes (pression atmosphérique élevée, ciel dégagé et limpide) accompagnées d’une absence de vent au sol (inférieur à 2 m/s) et de situation dite d'inversion de température se traduisent par une concentration progressive des polluants émis au-dessus de l’agglomération. Par chance, l’agglomération parisienne est située en plaine et bénéficie généralement d’un climat océanique pluvieux et venteux (vents d’Ouest dominants). Cela explique la rareté des situations favorisant l’accumulation de la pollution : de l’ordre de 20 à 40 jours par an selon les années, dont moins de 8 jours d’épisodes aigus de pollution. |
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La prévision en temps utile des épisodes de pollution correspond à une forte attente du public et des autorités susceptibles de prendre des mesures de réduction des émissions : par exemple agir sur la circulation des véhicules en Ile-de-France ou demander aux centrales thermiques de diminuer leur production. Elle est devenue un impératif pour l’action des autorités en cas d’épisode de pollution afin de prévenir ou limiter l’exposition des franciliens à des niveaux de pollution qui pourraient être nocifs pour la santé des personnes les plus sensibles, voire pour la santé de l’ensemble de la population. |
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| Ainsi AIRPARIF prévoit tous les jours à 11h30 les niveaux de pollution d'ozone et de dioxyde d'azote pour le jour et pour le lendemain, en indiquant les intervalles de concentrations pour ces deux polluants ainsi que l'indice Atmo du jour et du lendemain. Ces prévisions quotidiennes sont élaborées par des prévisionnistes d'AIRPARIF à partir des systèmes ESMARALDA et Pollux, de l’analyse des bulletins météorologiques transmis par Météo-France, de l’observation des données de pollution et de leur expertise de la situation. |
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Les prévisions de l’indice ATMO faites par les prévisionnistes d’AIRPARIF, du jour pour le lendemain, s’avèrent exactes, à une classe d’indice près, dans plus de 90 % des cas. Les prévisions pour le jour même sont exactes dans 85 % des cas (année 2005). Lorsque les prévisions font craindre le dépassement d’un niveau de la procédure d’information et d’alerte pour le lendemain, le prévisionniste émet un bulletin de mise en vigilance à destination des autorités locales. Les performances des prévisions de ces déclenchements de niveaux sont variables d’une année sur l’autre. |
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Les performances des prévisions des niveaux sont d’une façon générale meilleures pour l’ozone que pour le dioxyde d’azote, polluant pour lequel l’occurrence d’un épisode a été relativement faible (7 jours avec un niveau d’information en 2005) et dépend en outre de paramètres météorologiques particulièrement difficiles à prévoir comme la force des inversions de température ou les vitesses de vents très faibles. |
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