Toujours dans le but de délivrer l’information la plus pertinente au public, AIRPARIF a élaboré une méthodologie permettant la cartographie de la qualité de l’air en tout point de la région Ile-de-France.
Depuis mi-janvier 2002, tout point de l’Ile-de-France fait l'objet d'une information quotidienne diffusée sur le site Internet d'AIRPARIF sous forme d'un indice, similaire dans son principe à l'indice ATMO, qui varie de 1 à 10.
En effet, les techniques d’interpolation statistique permettent de produire des cartographies fiables de la pollution atmosphérique tout en prenant en compte les résultats observés aux stations du réseau automatique d’AIRPARIF et les résultats de la modélisation physico-chimique de la pollution atmosphérique.
Ainsi une cartographie est élaborée pour chacun des quatre polluants intervenant dans le calcul de l’indice ATMO le dioxyde de soufre (SO2), les poussières (PM10), le dioxyde d'azote (NO2) et l'ozone (O3) afin d’obtenir la carte des quatre sous-indices. En chaque point de l’Ile-de-France c'est le sous-indice maximal au point considéré qui fournit l’indice final caractérisant la qualité de l'air globale à cet endroit.
Cinq cartes sont disponibles sur le site Internet d’AIRPARIF : celle de l’indice global de la qualité de l’air ainsi que celles des quatre sous-indices. Une prévision des cartes de la journée est disponible chaque jour à partir de 11h30, un bilan de la journée est fourni à 17h, la carte définitive est affichée le lendemain à 9h30.
Cette approche cartographique permet une très bonne compréhension des phénomènes de pollution atmosphérique pour le public en soulignant :
l'homogénéité globale de la qualité de l'air à l'échelle de l'agglomération, l’indice cartographié variant peu sur l’étendu de l’agglomération parisienne ;
la mise en évidence éventuelle de contrastes importants à petite échelle étant significatifs de phénomènes ponctuels lors des épisodes de pollution ;
le rôle et la délimitation géographique de l’influence de chacun des quatre polluants dans le calcul de l’indice global sur la totalité du territoire francilien ;
le transport des polluants selon les conditions météorologiques mettant des zones rurales sous influence potentielle de l’agglomération ;
la saisonnalité des phénomènes de pollution atmosphérique (entre l’été et l’hiver) et la spécificité des zones rurales.
Épisode hivernal du 27 janvier 2000
Remarques :
Les sous-indices NO2 et PM10 font l'indice ATMO.
Ce jour là, le seuil d’information et de recommandation du public est dépassé pour le dioxyde d’azote NO2 à 8h du matin. Le temps est froid et ensoleillé, la température maximum de la journée a été de 4°C ; un phénomène d’inversion de température forte a été enregistré le matin sur le mât météorologique de Saclay mais a été plus faible à la Tour Eiffel. Les concentrations maximums de dioxyde d’azote et de particules fines ont été observées à l’heure de pointe du matin pour les stations du cœur dense de l’agglomération et plutôt dans l’après-midi pour les stations sous le vent. L’indice global Atmo de la journée est de 8 (mauvais).
Épisode estival du 31 juillet 2001
Remarques :
Au milieu d’un épisode où le sous-indice O3 fait l’indice ATMO.