Bilan des émissions en Ile-de-France

Les grandes sources de pollution et leur contribution respective
En Ile-de-France, quels sont les polluants atmosphériques produits selon les secteurs d’activité et en quelle quantité ?
Les cartes des émissions
Où les polluants émis dans l’atmosphère sont-ils produits en Ile-de-France ?
Évolution des émissions en Ile-de-France entre 2000 et 2005
Comment les émissions franciliennes d'oxydes d'azote (NOx) et de particules (PM10) ont-elles évoluées entre 2000 et 2005 ?
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Les grandes sources de pollution et leur contribution respective
En Ile-de-France, quels sont les polluants atmosphériques produits selon les secteurs d’activité et en quelle quantité ?

A partir du cadastre des émissions de l'année 2005, le graphique ci-dessous présente les contribution des principales activités émettrices de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre aux émissions de ces polluants en Ile-de-France pour l'année de référence 2005.

Le transport routier apparaît comme le secteur prépondérant dans les émissions d'oxydes d'azote et de particules primaires, avec des contributions respectives de 50% (NOx), 27% (PM10) et 31% (PM2.5).

Quant au dioxyde de soufre (SO2), ses émissions sont largement dominées par la production d'énergie (52%), et proviennent également des combustions résidentielles, commerciales et des entreprises (à 35%) pour le chauffage et la consommation d'énergie.
Pour les émissions de particules, ce sont les secteurs de l'industrie manufacturière (27% pour les PM10 et 19% pour les particules fines PM2.5), du chauffage résidentiel et tertiaire (26% pour les PM10 et 37% pour les PM2.5) et du transport routier (27% pour les PM10 et 31% pour les PM2.5) qui contribuent majoritairement aux émissions. Si l'on détaille par combustible les émissions du secteur résidentiel, le bois en est le contributeur majoritaire. En effet, bien que ce combustible ne représente moins de 5% des consommations de combustible pour le chauffage du secteur résidentiel d'Ile-de-France toutes énergies confondues, il est à l'origine de plus de 80% des émissions de particules du chauffage résidentiel.

Les gaz à effet de serre (GES) pris en compte dans l'inventaire francilien d'Airparif sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N2O), qui correspondent à 98% des émissions franciliennes de GES. Les émissions de ces trois polluants sont présentées ici en équivalent CO2 (les émissions des différents gaz sont corrigées de leur pouvoir de réchauffement par rapport à celui du CO2).

Les émissions de gaz à effets de serre sont générées par les mêmes sources que les polluants atmosphériques mais leurs impacts sont différents. Les polluants atmosphériques comme les oxydes d'azote, les particules et les composés organiques ont un impact plus local avec des effets sur la santé et l'environnement tandis que les gaz à effet de serre ont un impact planétaire sur le changement climatique.

Pour les émissions de gaz à effet de serre, c'est le secteur du chauffage résidentiel, des entreprises et des commerces qui prédomine avec une contribution de 40%, les transports en général intervenant en deuxième position à hauteur de 27%.

Contribution en % des différents secteurs d'activités
aux émissions de polluants en Ile-de-France

(source : Inventaire Airparif 2005)

Les tableaux ci-dessous présentent le détail de ces résultats en kilotonnes/an et en pourcentage des émissions polluantes régionales.

Contribution des différents secteurs d'activités
aux émissions de polluants atmosphériques en Ile-de-France

Émissions annuelles
en kilotonnes
(et en %)
Oxydes d'azote
(NOx)
Composés
organiques
volatils
non
méthaniques
(COVNM)
Particules <10 µm
(PM10)
Particules fines
<2,5 µm
(PM2,5)
Dioxyde
de soufre
(SO2)
Trafic routier 58
(50%)
24
(18%)
5
(27%)
4
(31%)
<1
(1%)
Plates-formes aéroportuaires 7
(6%)
1
(1%)
<1
(1%)
<1
(2%)
<1
(1%)
Trafic ferroviaire et fluvial 2
(1%)
<1
(<1%)
<1
(1%)
<1
(1%)
<1
(<1%)
Résidentiel et tertiaire 23
(20%)
38
(28%)
5
(26%)
5
(37%)
10
(35%)
Industrie manufacturière 7
(6%)
50
(38%)
5
(27%)
2
(19%)
2
(7%)
Production d'énergie 9
(7%)
1
(1%)
1
(4%)
<1
(3%)
15
(52%)
Traitement des déchets 7
(5%)
<1
(<1%)
<1
(1%)
<1
(1%)
1
(2%)
Agriculture 4
(4%)
2
(1%)
3
(14%)
1
(6%)
<1
(2%)
Nature <1
(<1%)
17
(13%)
0
(0%)
0
(0%)
0
(0%)
TOTAL SECTEURS 115
(100%)
133
(100%)
19
(100%)
13
(100%)
28
(100%)
(source : Inventaire Airparif année de référence 2005)

Contribution des différents secteurs d'activités
aux émissions de gaz à effet de serre (GES) polluants atmosphériques en Ile-de-France

Émissions annuelles
GES*
en kilotonnes (kt) en %
Trafic routier 12 585 24.5
Plates-formes aéroportuaires 1 455 2.8
Trafic ferroviaire et fluvial 115 0.2
Résidentiel et tertiaire 20 523 39.9
Industrie manufacturière 4 174 8.1
Production d'énergie 3 567 6.9
Traitement des déchets 5 355 10.4
Agriculture 3 590 7.0
Nature 33 0.1
TOTAL SECTEURS 51 397 100
*Gaz à effet de serre en équivalent dioxyde de carbone (CO2) (méthane (CH4), dioxyde de carbone (CO2) et protoxyde d'azote(N2O))
(source : Inventaire Airparif année de référence 2005)


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Les cartes des émissions
Où les polluants émis dans l’atmosphère sont-ils produits en Ile-de-France ?

Les cartes ci-dessous présentent la répartition des émissions pour l'année 2005 des oxydes d'azote, du monoxyde de carbone, des hydrocarbures (COVNM), du dioxyde de soufre et des particules (PM10) et des gaz à effet de serre à travers l'Ile-de-France. Ces cartes sont une des représentations du cadastre d'émission.

Répartition des émissions de différents polluants
réglementés en Ile-de-France
(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)


(source AIRPARIF)

D’une manière générale, ces cartographies illustrent la forte densité des émissions de l’agglomération parisienne. Les cartes relatives aux émissions de dioxyde d'azote font également apparaître de façon très marquée les grands axes routiers. Il est par ailleurs important de noter qu’autour de certaines grandes sources industrielles, d’importants nœuds de circulation routière ou de grandes plate-formes aéroportuaires d’Ile-de-France, des densités d’émission aussi fortes, et parfois même plus élevées, qu’en certains points de Paris peuvent être rencontrées.

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Zoom sur la densité d'émissions de PM10Zoom sur la densité d'émissions de COVNMZoom sur la densité d'émissions de CO2Zoom sur la densité d'émissions de PM10Zoom sur la densité d'émissions de SO2Zoom sur la densité d'émissions de CO



Évolution des émissions en Ile-de-France entre 2000 et 2005
Comment les émissions franciliennes d'oxydes d'azote (NOx) et de particules (PM10) ont-elles évoluées entre 2000 et 2005 ?

A partir des cadastres d'émissions des années 2000 et 2005, les histogrammes ci-dessous présentent l'évolution (en kilotonnes/an) des émissions de NOx et de PM10 selon les neuf grandes catégories d'activités émettrices de ces polluants.

L'inventaire des émissions pour l'année 2000 a été établi rétrospectivement à partir des méthodologies développées pour l'inventaire 2005 et des données d'entrée relatives à l'année 2000 afin que les résultats soient comparables.

Évolution des émissions d'oxydes d'azote (NOx)
en Ile-de-France entre 2000 et 2005
(en kt/an)


Les émissions d'oxydes d'azote en Ile-de-France pour les années 2000 et 2005 représentaient respectivement 134 kilotonnes (kt) et 115 kt, soit une diminution de 14 % sur 5 ans qui s'explique différemment selon les secteurs d'activité

Les émissions d'oxydes d'azotes (NOx) du trafic routier ont chuté de - 22 %. Cette baisse s'explique par la modernisation du parc roulant avec notamment la norme Euro III, mise en place pour les véhicules neufs en 2000, qui abaisse la valeur limite d'émission de NOx pour les véhicules diesels de - 40 % par rapport à l'Euro II. Le volume de trafic est quant à lui resté globalement constant.

La forte diminution des émissions du secteur de la production d'énergie, avec - 24 %, est due à la fermeture de deux des cinq centrales thermiques en Ile-de-France entre 2000 et 2005.

Les émissions de NOx de l'industrie ont chuté de - 23 % avec un recul des consommations énergétiques (tous combustible confondus) de - 24%.

Les émissions de NOx du trafic ferroviaire et fluvial ont baissé de - 7 % avec une diminution de - 12 % du tonnage de marchandises transportées par voie fluvial.

Les émissions de NOx du secteur du traitement des déchets restent stables avec pourtant une augmentation de 13 % de déchets incinérés en Ile-de-France. Cette diminution relative est due à la modernisation des incinérateurs en application de l'arrêté minitériel du 20 septembre 2002 qui abaisse la valeur limite de rejets en oxydes d'azote.

Au-delŕ de ces diminutions, certains secteurs ont toutefois vu leurs émissions augmenter entre 2000 et 2005 :

Le chauffage pour le secteur résidentiel et tertiaire observe ainsi une augmentation de 7 % de ses émissions de NOx, la croissance démographique et la météo plus défavorable en 2005 sont à l'origine de cette hausse.

Enfin, les émissions des plates-formes aéroportuaires augmentent chacun de + 7 % avec un trafic aérien qui a globalement diminué de - 2 %. Le renouvellement des avions ne semble pas favorable aux émissions d'oxydes d'azote.


Évolution des émissions de PM10
en Ile-de-France entre 2000 et 2005
(en kt/an)


Les émissions de PM10 en Ile-de-France pour les années 2000 et 2005 représentaient respectivement 25 kt et 19 kt, soit une diminution de 23 % sur 5 ans. Les tendances d'évolutions des émissions par secteur d'activité sont toutes à la baisse :

Les émissions de particules du secteur de la production d'énergie ont chuté de - 71 %. La fermeture de deux centrales thermiques à charbon et l'amélioration des systèmes de dépollution des effluents gazeux sont à l'origine de cette très forte baisse. De même les émissions de PM10 du secteur du traitement des déchets ont diminué de - 83 % avec pourtant une augmentation de la quantité de déchets incinérés.

Les émissions du trafic routier ont baissé de - 27 %, la modernisation du parc roulant avec notamment la norme Euro III, mise en place pour les véhicules neufs en 2000, abaisse la valeur limite d'émission de particules pour les véhicules diesels de - 50 % par rapport à l'Euro II.

Les émissions de PM10 de l'industrie manufacturière ont baissé de - 17 % sur 5 ans. Ce secteur comprend les chantiers et travaux du BTP ainsi que les carrières, les surfaces de chantier ont en effet diminué et les tonnages de matériaux produits par les carrières également.

Contrairement aux émissions de NOx du secteur résidentiel et tertiaire qui ont augmenté, les émissions de PM10 de ce secteur ont baissé de - 8 %. La cause première est la modification de la répartition des consommations par combustibles ou types d'énergie. On observe un recul de l'usage du fioul et du charbon au profit de l'électricité, du chauffage urbain et du gaz. Le chauffage au bois est en légère augmentation et sans traitement adéquat des fumées, ses effets positifs sur les rejets de CO2 sont contrebalancés par un effet négatif sur la pollution atmosphérique et notamment les émissions de particules.
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Bilan des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre en Ile-de-France - année 2005
Bilan des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre en Ile-de-France - année 2007

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