Les émissions en chiffres : quelques éléments de comparaison

Comparaison entre les départements d’Ile-de-France
Zoom sur le transport routier
Le secteur aéroportuaire
D’autres grandes sources de polluants



Comparaison entre les départements d'Ile-de-France

Paris
A elle seule, la Ville de Paris représente 10 à 20 % des émissions de l’Ile-de-France selon les polluants.
Si l’on additionne les émissions de Paris et de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val de Marne) on constate que 40 à 50 % des polluants produits en Ile-de-France le sont sur ce territoire.
Le Boulevard périphérique contribue pour un tiers environ aux émissions quotidiennes d’oxydes d’azote du transport routier dans Paris.

L’agglomération parisienne
L’agglomération parisienne* dans son ensemble émet :

2/3 des NOx ;

4/5 du CO ;

3/4 des polluants SO2, COVNM, PM10 et CO2.

* définition de l'agglomération parisienne

Densité des émissions dans l’agglomération parisienne en général et à Paris en particulier
La densité d’émission de polluants est donc très forte à Paris, pour tous les polluants considérés. Cette densité décroît à mesure que l’on s’éloigne de Paris : les émissions dans les zones rurales de l’Ile-de-France sont ainsi 6 à 8 fois moins denses que dans l’agglomération parisienne.

Densités des émissions de NOx
par département

(source AIRPARIF)


Le poids de l’agglomération parisienne en terme d’émission de polluants s’explique essentiellement par la densité de ses émissions, concentrées sur une surface relativement restreinte, plus que par la quantité de polluants émis par habitant, qui est globalement plus faible que dans la plupart des régions françaises.

Densité des émissions de NOx
par habitant



Densité des émissions de NOx
par km2

La région Ile-de-France par rapport à l’échelle nationale
La région Ile-de-France contribue à environ 10% des émissions françaises de NOx, SO2 et CO2 ainsi qu'à 5% des émissions nationales de CO, COVNM et PM10.

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Zoom sur le transport routier

En Ile-de-France, le trafic routier est la première source d’oxydes d’azote (NOx, 52% des émissions) et de monoxyde de carbone (CO, 77% des émissions). Il représente près d’un tiers des émissions régionales d’hydrocarbures (COVNM ou composés organiques volatils, 33%), de particules fines (PM10, 36%) et de dioxyde de carbone (CO2, 29%). Toutefois, compte tenu des progrès technologiques, les émissions polluantes du trafic ont tendance à diminuer à l’exception du dioxyde de carbone.

Les véhicules particuliers
Un véhicule particulier "moyen" (représentatif du parc roulant francilien pour l’année 2000), émet de l’ordre de 1 gramme d’oxydes d’azote par kilomètre parcouru.

Les véhicules diesel
L’ensemble du trafic diesel contribue à 30 % des émissions régionales de particules fines.

Un véhicule personnel diesel récent émet de l’ordre de 4 fois plus d’oxydes d’azote par kilomètre parcouru qu’un véhicule personnel essence catalysé. Le diesel émettra cependant 12 % de dioxyde de carbone en moins.

Les poids lourds
Les poids lourds représentent 6% du kilométrage parcouru en Ile-de-France mais 38% des émissions d’oxydes d’azote des transports routiers.

Les poids lourds et les véhicules de livraison contribuent plus aux émissions d’oxydes d’azote régionales que les véhicules particuliers : 28 % du total régional pour les poids lourds et les véhicules de livraison (dont 19% attribuables aux poids lourds) contre 24 % pour les véhicules particuliers.

Les deux roues
Les deux-roues motorisés contribuent plus aux émissions régionales d’hydrocarbures que les poids lourds (6 % du total régional contre 2 %).

Comparaison des émissions moyennes par type de véhicules circulant en Ile-de-France
(parc roulant de l’année 2000, conditions de circulation propres à l'Ile-de-France)

- Pour les oxydes d’azote (NOx) : les émissions moyennes d’un poids lourd sont équivalentes à celles de 9 véhicules particuliers et de 6 véhicules utilitaires légers
- Pour le monoxyde de carbone (CO) et les hydrocarbures (COVNM, composés organiques volatils) : un deux-roues motorisé « moyen » émet près de 3 fois plus d’hydrocarbures par kilomètre parcouru qu’un véhicule personnel à essence
- Pour les particules fines (PM10) : les émissions moyennes d’un poids lourd sont similaires aux émissions de 6 véhicules particuliers diesel
- Pour les émissions de dioxyde de carbone (CO2, gaz à effet de serre) : les émissions moyennes d’un poids lourd peuvent être comparées à celles de 4 véhicules particuliers

Émissions unitaires de NOx



(source AIRPARIF)

Émissions unitaires de CO



(source AIRPARIF)

Émissions unitaires de COVNM



(source AIRPARIF)

Émissions unitaires de PM10


(source AIRPARIF)

Émissions unitaires de SO2


(source AIRPARIF)

Émissions unitaires de CO2


(source AIRPARIF)

La vitesse
La vitesse des véhicules influe sur leurs émissions de polluants : une faible vitesse des véhicules conduit à des émissions plus importantes de monoxyde de carbone et d’hydrocarbures.
Une vitesse importante des véhicules conduit à des émissions plus importantes d’oxydes d’azote.

La pastille verte
Un véhicule à essence récent émet 10 fois moins d’oxydes d’azote par kilomètre parcouru qu’un véhicule ancien non catalysé.
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Le secteur aéroportuaire

L’ensemble des activités de la plate-forme aéroportuaire de Roissy (fonctionnement de la plate-forme et trafic aérien au sein des 1 000 premiers mètres de l'atmosphère) sont supérieures de 30% à celles du Boulevard périphérique et correspondent à 2.5 fois celles de l’aéroport d’ Orly.

Les émissions d’un avion lors d’un cycle LTO standard ("Landing - take off" : approche, roulage, décollage et montée jusqu'à 1 000 mètres environ) sont comparables :

Pour les NOx : aux émissions de 17 poids lourds parcourant 100 km chacun ;

Pour les COV : aux émissions de 16 deux roues parcourant chacun 100 km.

Cycle LTO pour quantifier les émissions
à basse altitude des avions


(source rapport environnement 2003-2004, Air France)

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D’autres grandes sources de polluants

L’utilisation de solvants (colles, peintures …) est la source principale d’émission de COVNM (précurseurs d’ozone dont certains comme le benzène sont cancérigènes) et représente 41 % des émissions de cette famille de polluants en Ile-de-France provenant pour les 2/3 de sources industrielles et pour le reste de sources domestiques (bricolage, travaux d’entretien).

6 % des NOx émis en Ile-de-France sont issus des
centrales thermiques.

Les Usines d’Incinération des Ordures Ménagères (UIOM) émettent 4.5 % des NOx produits en Ile-de-France, soit :
- l’équivalent des NOx émis par le trafic aérien
- ou près de 2 fois les NOx émis par le Boulevard périphérique

Les combustions effectuées dans le cadre d’activités industrielles, domestiques ou par les commerces et entreprises (chauffage des bâtiments, eau chaude, sanitaire ...) sont les principales sources régionales d’émission de SO2 (91 % des émissions), de CO2 (61 % des émissions) et de particules fines (40 % des émissions).
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